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Sylvain à Buenos Aires et La Plata

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Je laisse François a Cordoba et me dirige vers Buenos Aires. Après une nuit de bus, j’arrive dans une ville qui grouille de monde. Presque la moitié de la population de l’Argentine habite ici. En sortant du métro, dans le centre, j’ai l’impression de débarquer en plein Paris. Les grandes avenues sont bordées d’immeubles de style Haussmannien. Je n’ai vraiment pas l’impression d’être en Amérique du sud. Je m’installe dans un joli hostal que m’avait conseille Sandra, la Hollandaise de Singapour. Je passe quelques jours a me balader dans la ville avec une Québecoise rencontrée a l’hostal. Nous visitons le cimetière de Recoleta, le Père Lachaise de Buenos Aires ou est enterrée Eva Peron. Nous partons a Tigre, une petite ville près de Buenos Aires, à partir de laquelle on peut partir naviguer dans les marais. Avec Edgard, un brésilien rencontré au Cyber café, nous visitons le quartier de la Boca, siège du célèbre club de football de Boca Junior, qui a révélé Maradona. Nous assistons aussi a un spectacle de tango dans le quartier de San Telmo.

Je découvre qu’ici, à Buenos Aires, la petite monnaie est extrêmement précieuse. En effet, il n’est possible de payer le bus qu’avec la monnaie exacte.
Du coup, il y a une véritable pénurie de pièces dans la ville. Au point que certains commerçants refusent de me vendre quoi que se soit si je le leur donne pas la monnaie exacte. Ils ont presque tous un écriteau qui affiche “no tenemos monedas”. Écouler un billet de cent pesos est un véritable sport de combat.

L'autre sport national a Buenos Aires, se sont les manifestations. Il ne se passe pas un jour sans que je croise un cortège dans la rue, accompagné d’énormes explosions de pétards. Apparemment, personne ne sait trop pourquoi ils manifestent, mais d'après ma prof d'espagnol, beaucoup d'entre eux sont payés par des groupes d’intérêt pour manifester, sympa comme boulot ! Les seuls vrais manifestants semblent être les mères des disparus de la dictature qui manifestent toutes les semaines sur la Plaza de Mayo pour réclamer que les responsables soient poursuivis en justice

A l’hôtel, Zak, un Américain, me conseille son école d’espagnol. Les cours sont assez intensifs : quatre heures par jour. Heureusement, je ne commence qu’à une heure de l’après midi. La première semaine, je suis en cours avec trois Américains : - Jake, de Chicago, qui vient de se faire larguer par sa copine Argentine, mais qui a décide de rester ici pour apprendre l’espagnol et faire la fête. - Charlie, de New York, qui est venu vivre ici avec sa copine Argentine. - Trevor, de Los Angeles, qui n’arrête pas de sortir des conneries en cours. Je sympathise bien avec avec eux et nous passons la plupart de nos soirées ensemble. Pendant une soirée organisée par une association pour les étrangers qui vivent à Buenos Aires, je rencontre Clara, une Française qui fait un stage dans cette association et avec qui je vais rester jusqu’à la fin de mon séjour à Buenos Aires.

Après quelques jours à l´hostel, j’emménage dans une famille d’accueil, elle aussi recommandée par Sandra. Les gens chez qui je loge sont très sympas et ça me permet de pratiquer un peu mon espagnol en dehors des cours. Mais le problème c’est qu’il y a tellement de choses à faire à Buenos Aires que je ne suis presque jamais à la maison. Du coup, au bout de deux semaines, je déménage dans une résidence étudiante. C’est aussi bon pour mon espagnol puisque je partage ma chambre avec un Argentin, un Péruvien et un Colombien et ca revient moins cher que de loger dans une famille d’accueil.

Ca faisait longtemps que je n’avais pas été voir de concert. A Buenos Aires, ce n’est pas ce qui manque et j’en profite bien. Je vais voir La Bomba del Tiempo, un concert d’improvisation de percussions qui à lieu toute les semaines avec des invités différents. Il y a une quinzaine percussionnistes sur scène, avec deux musiciens électroniques. L’ambiance est bouillante. Un autre soir, Seabrook, un Canadien avec je suis en cours, nous invite chez lui. Il vit dans une maison qui sert aussi de local à une ONG argentino-italienne qui organise un concert chez eux ce soir la. Il y a à peine une trentaine de personnes et le groupe est vraiment bon. Ils mélangent un peu tous les genres : rock, reggae, flamenco, chanson italienne… excellent ! Notre école organise aussi pas mal de sorties. La réceptionniste joue dans un groupe de rock et nous invite à son concert dans un bar. Elle à une très belle voix, mais toutes les chansons sont en anglais. Enfin je vais aussi voir le concert y d’une école de percussions africaines : “buena onda” comme on dit en Argentine.

Pour mon dernier weekend a Buenos Aires, Lorena, la copine argentine de Charlie, nous invite à La Plata. C’est une ville à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, ou elle a fait ses études. Ce weekend, c’est la fête de fin d’études de la faculté de médecine, dans laquelle elle a plusieurs amis. Nous passons l’après midi avec elle, Charlie et Jake à visiter la ville avant de retrouver ses amis. La fête ne commence pas avant une heure du matin, ce qui est plutôt normal en Argentine. C’est une grosse soirée en pleine air avec plus de cinq cent personnes et du Fernet Cola à volonté. Le Fernet c’est la boisson nationale argentine, à base de plantes, assez amère, mais on s’y fait vite. Nous sommes les trois seuls étrangers. Du coup, nous nous démenons tant bien que mal en espagnol toute la nuit. C’est plutôt fatiguant, mais ça fait du bien de voir que ça commence à rentrer. Jake et moi logeons chez des d’amis de Lorena, un couple de danseurs professionnels, qui m’apprennent une bonne expression en espagnol pour décrire ce que je fait pendant mon tour du monde “me rasco las pelotas a dos manos”. Le lendemain, nous sommes invités à un “assado”, le fameux barbecue argentin, dans la famille de Lorena. Ils sont super accueillants, à condition de confirmer au père de famille que le vin argentin est meilleur que le vin californien.

François me rejoint pour ma dernière semaine à Buenos Aires. Ça fait plus d’un mois déjà que je suis ici. Ça va être difficile de partir, mais nous n’avons plus que quatre mois et demi pour remonter par la route jusqu’à Mexico.

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